Le livre du thé, Okakura Kakuzo.
La chambre du thé est à l'évidence une maison de la fantaisie puisqu'elle apparaît comme une structure éphémère construite à la seule fin d'abriter une impulsion pôétique. Elle est aussi une maison du vide en ce qu'elle est dénuée de toute ornementation, hormis ce qui peut-être placé pour satisfaire une nécessité esthétique passégère. Elle est, enfin, une maison de l'asymétrie parce qu'elle se voue au culte de l'Imparfait, et qu'on y laisse volontairement une part d'inachevé que le jeu de l'imagination peut compléter à sa guise.